2/365 Faith mate Yeu

Le souci, quand on bosse dans le classique, c’est que les mots passés de mode, on nage dedans. Ainsi, le samedi, souvent, j’entends Harpagon se faire traiter de fesse-mathieu – ce qui provoque une célèbre scène de bastonnade, dont le succès ne se dément pas depuis plus de 300 ans. La programmation a récemment changé, et, à cet horaire, on entend maintenant les mots d’un autrichien dépressif…

La bonne nouvelle, pour mes lecteurs, c’est que je travaille surtout en fin de semaine : je vais finir par arrêter de parler boutique ;-)

PS : Pfff, deuxième jour et je suis déjà à la bourre, ça s’embarque bien, c’t’affaire !

1/365 C’est là, donc !

Aujourd’hui, je démarre un nouveau jeu. J’espère aller plus loin qu’avec le précédent. La contrainte du jour m’évoque un texte… que je joue demain, et donc ne parle pas d’aujourd’hui, à ceci près que ce genre de chose vous accompagne tous les jours !

C’est par l’apprentissage dudit, en tout cas, que j’ai rencontré ce mot (et quelques autres) et, par voie de conséquence, je serais bien embêté d’en causer si ce n’avait pas été le cas. Il semble toutefois que dans le texte, on parle moins de couleur que de porcelaine – voire du berger de l’histoire ?

Quelque chose à dire ?

Il m’arrive de me heurter à cette pénible réalité : mon activité créatrice n’est pas brillante. Je ne me sens pas particulièrement inactif, ceci dit, mais mon orgueil aime à me faire remarquer que, décidément, je ne fais pas le job[1].

De projets d’écriture que je ne parviens pas à sérieusement mettre en route[2] en chimères projetables [3], de fantasmes chansonniers en nullité graphique[4].

Alors quoi ?

La question est d’importance quand on se dit artiste – qu’on a la prétention d’apporter un regard sur le monde. Prétention qui ne fait pas bon ménage, chez les andouilles dans mon genre, avec la conscience aiguë que d’autres ont probablement déjà dit – ou ne sauraient tarder à le faire – ce que je pourrais dire. Et la vraie trouille : et si je n’avais vraiment rien à dire[5] ? Rien qui n’apporte autre chose que du bruit sur du bruit ambiant. Ce truc, pas bien glorieux, de se dire : si ça n’est pas unique, indépassable, immortel, à quoi bon ?

Le tout se nourrissant de ma flemme naturelle et de cette subtile lâcheté qui ne fait définitivement pas mon charme.

Ne pas se lancer par crainte de se planter c’est la certitude de se planter – mais, au moins, on l’aura fait exprès.

Il suffirait que je me rappelle où j’ai rangé la nécessité de produire et de créer. Si seulement je n’étais pas si bordélique…

Je vais bien, au demeurant, pour les choses importantes – ne vous inquiétez pas pour moi. Ce n’est que mon orgueil qui proteste. Il va falloir l’occuper un peu.

Notes

[1] j’ai l’orgueil pénible et harceleur, c’est ma croix

[2] et, par charité, nous ne dirons rien de mon (in)activité bloguesque – je dois être un de ces blogueur de Schrödinger

[3] j’ai fait des études de cinéma et, récemment, l’opportunité de me rééquiper d’une caméra vidéo s’est posée, jusqu’à qu’on me pose la question qui tchue : mais ce serait pour faire quoi, en fait ?

[4] domaine dans lequel je n’ai vraiment jamais envisagé de produire quoi que ce soit, étant donné ma manifeste inappétence

[5] il ne m’a pas échappé que la question n’avait pas de sens, notez bien, mais elle me pourrit un peu tout de même

28/366 Aujourd’hui shopping

Je connais ma tendance à tout relâcher quand aucune sollicitation ne me maintient en activité, et je sais que c’est mal.

D’un autre côté, aujourd’hui, le constat a été fait que là-maintenant-tout-de-suite-on-ne-bouge-plus j’allais BIEN.

Du coup, je me suis acheté des chaussures[1].

Note

[1] Tout rapport de cause à effet serait parfaitement fortuit

27/366 Aujourd’hui prospective

Dans un an ? Où qu’on sera donc ? Est-ce qu’on l’aura rattrapée, cette compta qui traîne depuis un an ? Est-ce qu’on les aura durablement simplifiés, ces branchements envahissants ? Et de sa vue déclinante, à mon petit papa, qu’en sera-t-il ?

- page 2 de 11 -

Thème Time Flies par David Yim