22/365 Mais ne…

Innocent les mains pleines, la maine réjouie – si j’ose dire – c’est tout moi. Il est temps que je saisisse les bonnes histoires pour en faire livraison demain à mes élèves, plus nombreux que les années précédentes. Les règles d’équité en vigueur m’obligent à leur trouver de quoi occuper leurs talents, en quantité suffisante.

Des saynètes, donc, pour dix élèves[1] que multiplient trois passages sur scène en fin d’année. Dites 33 personnages à dégotter[2] !

Notes

[1] voire onze, on m’annonce un nouveau – mais on lui donnera moins de masse

[2] au moins, cf. supra

21/365 Gall, y (s’)marre !

(je connais Guillaume aka Gall de fort longue date, et ne suis pas peu ravi d’avoir dans mes relations un blogueur encore moins prolifique que moi :D )

Parfois je parle, et j’ai l’impression, dans le regard interrogateur des mes interlocuteurs, qu’au lieu de mots de bonne compagnie un galimart poisseux s’écoule de ma bouche. De l’œil en point d’interrogation au bâillement, toutes les réactions sont possibles, et je me trouve soudain comme ayant parlé chinois. Aujourd’hui, sur scène, peut-être était-ce l’impression qu’avaient nos jeunes auditeurs, venus en groupe avec un professeur… ou était-ce simplement l’âge très bête qui s’exprimait dans ces yeux vides et ce piapiatage déconcentrant, horripilant, pour ne pas dire insultant ?

20/365 Raie fusion

En ce moment, le mercredi, c’est psy. Un bon endroit pour explorer mes zones de réfusion, même si je me réfugie parfois dans des zones de pensée qui me restent familières et d’accès pas trop compliqué. Après tout, en ce moment, je suis plutôt bien dans ma vie, bien dans ma tête, pas trop fâché contre moi-même – et toujours aussi feignasse s’il s’agit de tenter, hors mes zones de confort, de bouger ma carcasse.

19/365 Ce col, ok ?

Si je savais me colloquer, me vendre, entretenir des relations profitables, je serais peut-être plus en avant dans mon métier. Mais je n’arrive pas à me convaincre que ça ferait de moi un type mieux. Alors je m’accommode de ma petite place, en réfléchissant à la bonne manière de rester à peu près moi sans être trop cantonné dans l’ombre…

18/365 Zoo île ?

Voilà bien un mot dont j’ignorais qu’il pût avoir marché sur la surface de la langue ! Zoïle. D’un grammairien[1] alexandrin qui avait passé neuf tomes à dézinguer Homère ! Pour moi, je peux parfois avoir la dent dure, surtout quand je pense aux codeurs de serveurs, mais je ne suis pas Zoïle que vous croyez[2] !

Notes

[1] me dit l’irremplaçable cnrtl

[2] on n’a pas dit qu’on n’avait pas droit aux calembours atroces, hein ^^

17/365 Fris ce que…

Frisque, il faut l’être souvent avec Molière. Laissez-vous aller à la mélancolie, prenez le temps de composer une émotion, et vous risquez fort de rater le moment juste, l’effet qui va réjouir le public. Pour un film[1], je me rappelle avoir entendu le metteur en scène expliquer que la comédie va toujours un petit peu plus vite que la vie réelle.

Ce gars-là avait dû pratiquer Molière !

Note

[1] qui n’a pas marqué les mémoires – mais je n’ignore pas qu’il faut autant de travail pour produire un objet artistique raté qu’un grand moment

16/365 Sire, thé ?

Malgré mon pseudo qui sent l’air du large, mon prénom qui évoque tout de suite la navigation, je ne vogue que sur les internets. Et encore, pas vraiment aujourd’hui, puisque qui dit week-end dit concentré de boulot pas vraiment en ligne.

Ce matin, cours. Avec les parents de mes élèves venus s’assurer que je ne maltraite pas leur progéniture ! Impression de devoir marcher sur des œufs, manœuvrer entre les syrtes d’un cours presque vrai – pour un public, mais donnant idée de ce qu’on fait en privé. Cours de Schrödinger ?

15/365 Qu’un te…

J’ai un papa qui parfois me traite de soupe au lait. S’il a effectivement un talent particulier – qu’il partage avec quelques happy few – pour piquer là où ça me gratte, je connais des gens qui ne me considèrent pas comme excessivement sujet à la quinte… voire difficile à énerver – même s’il est des sujets où je peux faire montre de passion !

14/365 Y mar(qu)e ses cibles

Plus d’une semaine de retard sur mes obsolètes, je me fais vieux :-D

Or donc, nous avons attaqué ce jour, la programmation dite y en a tous les jours c’est quoi ce bordel ?!?, connue dans le grand public sous le sobriquet de période de vacances scolaires. Un peu en avance, donc, car quelque groupe scolaire ne pouvait attendre deux jours de plus pour se délecter de nos immarcescibles[1] vers !

Note

[1] c’est moi ou ce mot a une orthographe qui aide à comprendre la désaffection dont il fait l’objet ? ^^

13/365 Folie qu’eut l’air…

Les plumitifs de tout poil ont su s’attirer de longue date la mauvaise humeur de pas mal de monde, et le vocabulaire dénigrant dirigé contre la gent journaleuse est toujours fourni ! Folliculaire m’évoque d’emblée Un Ragga abscons, de Juliette, festival d’obsolètes en une chanson, où les critiques semblent être l’objet de son ire – mais on s’y perd vite !

La lecture régulière d’@rretsurimages, pour ma part, ne me donnerait pas envie de participer à la course à l’info, que j’aime à recevoir à petites gorgées…

12/365 Rat vaut d’âge

Improbable bricoleur, de tripotage de serveur (oui, le feuilleton n’est pas terminé) en montage de nouvel ordinateur auquel manque juste quelques câbles et accessoires, une drôle de journée, ravaudée de travers, qui gagnerait sans doute à être rafistolée.

Heureusement, les sourires des minots – privés d’école pour cause de projet de ravalement horaire intempestif – feraient oublier le demi tour de rein que m’a légué ce boîtier un peu trop près du sol !

11/365 Champ bolet

J’arrive après la bataille, mais je n’étais pas non plus en état de chamboler ce jour… Demi-gueule de bois de fatigue de week-end à sommeil insuffisant, il a bien fallu se traîner jusqu’au garage, qui entendait me filouter de quelques centaines d’euros. On a connu balade plus bucolique !

10/365 Vire à gau… (iiiii ! crash ! blim ! blang !)

Le mot du jour fleure bon la misogynie à l’ancienne, roulée sous l’aisselle, où une femme qui ne serait pas une petite chose fragile et soumise ne saurait être qu’une abominable mégère hystérique… une virago, en somme !

Ce soir[1], rentrant bien fourbu du théâtre, j’ai vu, sur le quai d’en face dans le métro, un homme secouant une femme, la tirant par le sac alors qu’elle résistait, criait… devant leurs (?) enfants. Ma rame partait, je suis resté avec cette violence et mon impuissance lâche, écœuré…

Note

[1] oui, je publie en retard, mais c’est le bon soir dont il est question

9/365 Fort Fante

Moi, pour la modestie, je ne crains personne[1] pourrait être une belle devise de forfante. Si j’aime me mettre en avant je ne crois pas appartenir à cette race de hâbleur, car ma spécialité n’est pas, je pense, de revendiquer d’imaginaires mérites !

En revanche, je peux être facilement à fond, quand un sujet / projet m’occupe l’esprit, et être bavard, démonstratif… partageux de ma science ! Mes élèves du samedi matin ne l’ignorent pas ^^

Note

[1] Erik Satie, me dit l’internet, qui est toujours bien renseigné

8/365 Bé… Go !

Niquedouille, nez qui coule, deux pieds dans ton sabot ! Bégaud, voici ce que me voilà, pour avoir eu l’outrecuidance de m’attaquer à la Technique toute opaque. Le serveur web ne se laisse pas faire, me fait tourner en bourrique et j’en reste baba !

Nouille à l’eau !

PS : Si quelqu’un a dans la poche un Nginx[1] pour les Nuls, je suis preneur, sinon °_°U

Note

[1] ta mère, © l’éolienne ^^

7/365 Hic astique

Et encore un billet à la bourre ! Je ne suis pas sûr d’être icastique. Tout gauche que je sois, je le suis avec une désespérante sophistication… et j’ai fait du masque ma profession. La spontanéité n’est pas mon truc… d’ailleurs j’ai l’esprit d’escalier. Je n’ose souvent pas dire à mes interlocuteurs ce qu’il serait utile de partager avec eux, par peur d’un faux pas, de déranger…

Tant pis pour moi !

6/365 Fat con de…

Tss… le mot du jour me rendrait grossier. Un joli mot comme ça, plein de soleil ! Quelle idée ai-je eu de tenter d’approximater les obsolètes dans mes titres ? M’auto-décerner un diplôme en faconde et calembour ?

Aujourd’hui, par ailleurs, à part la surprise de trouver ce mot dans les obsolètes – je l’aurais cru et voulu mieux en vigueur – la journée commence en discussions machinesques. Faconde et technologie informatique ne sont pas évidentes à marier, mais avec les copains qui n’en causent, ça n’engendre pas que la mélancolie ! L’aridité technique ne saurait nous abattre.

5/365 Rat peut tasser

Le rapetassage n’est durablement pas ma spécialité. Je suis plus un auteur du premier jet. Même si j’écris peu à la main, mes brouillons sont plutôt peu raturés. J’ai souvenir d’un texte de scène que j’avais tenu à manuscrire (question de rythme, et pour la trace physique), et j’avais alors corrigé, à la volée, au fil de la saisie. Le texte officiel est donc différent de son modèle.

Mon père, qui écrit aussi, mais ne saisit pas, avait coutume de recopier ses cahiers 96 pages au propre, avant de les confier au possesseur d’une machine à écrire…

4/365 Qu’a c’tél, y sait ?

Le lundi, j’ai souvent besoin de me remettre de l’activité du vouikende. Là, j’ai en plus été rattrapé par l’hiver, je tousse dans le fond de mon lit, mon nez coule, et paracétamol et citron-miel sont mes meilleurs amis.

Curieusement, je n’ai pas la sensation de castelliser ! Je laisse ça aux souvenirs de petite enfance – mais ce serait hors sujet dans ces instantanés du jour…

3/365 V(i)enne use thé

En tombant sur le mot du jour, je le confesse, un doute m’a envahi. Est-il possible qu’on ait conçu un mot aussi moche pour évoquer la grâce ?

Vénusté ?

Seriously ?

Le dimanche, c’est le jour des filles, au théâtre. Deux comédiennes, qui ne jouent, avec nous, que dans un spectacle et qui, chaque fois font pousser des oh et de ah à notre metteur en scène, eu égard à la variété de le garde-robe. Moi, à qui la mode ne parle pas, je préfère leur conversation…

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Thème Time Flies par David Yim