dimanche 25 avril 2010

Tempus fugit

Il m’est arrivé tout récemment un truc inhabituel. On m’a expliqué (un peu maladroitement, mais là n’est pas le sujet) que j’avais passé l’âge pour prétendre participer à un projet[1].

Comme je ne suis pas – mais vraiment pas – persuadé d’être vieux[2], je m’étonne de la durable contrariété que ça me procure… Et puis ça me revient. Le problème n’est pas que j’aie l’âge que j’ai – qui m’importe relativement peu vue ma plutôt bonne santé. Le problème c’est la porte fermée. J’ai raté cette occasion, que j’aurais sûrement pu saisir si je m’en étais donné la peine il y a une dizaine d’années[3]. Le temps perdu ne se rattrape plus.

Le point d’ancrage est là, dans ma vieille angoisse de n’arriver pas à faire de ma vie quelque chose de valable. Et que mes atermoiements incessants, ma sale manie de fixer des objectifs inatteignables pour mieux me décourager de tenter l’aventure, pourraient bien m’empêcher de faire de ma vie… quelque chose… dont je puisse être satisfait.

Une fois ceci établi, yapluka ! On se retrousse les manches, on admet que c’est en marchant et pas en contemplant la carte qu’on avance, et c’est parti mon kiki !

Voilà, voilà, voilà…

Bon, je vais chercher un sujet rigolo pour la prochaine note, je reviens…

Notes

[1] pas à tout projet quel qu’il soit, hein, juste un projet sur lequel j’ai rencontré les responsables, pour qu’ils me disent ensuite qu’ils ne m’auditionneraient pas

[2] j’en ai connu, des vieillards de vingt-huit ans, c’est épuisant !

[3] tout sarcasme sur le fait qu’il y a une dizaine d’années ce projet n’existait pas dans le cerveau de ses concepteurs, qui étaient encore au jardin d’enfants sera considéré comme irrecevable

jeudi 22 avril 2010

Quand je serai grand

Quand je serai grand, j’aurai cessé depuis longtemps d’attendre que mon père me dise simplement de quelque chose que j’ai fait avec sincérité, et, donc, en y croyant un peu, que c’est bien.

Quand je serai grand, j’aurai depuis longtemps compris que mon père pense plus utile de me dire ce qui ne va pas / pourrait être mieux / invalide ce que j’essaie de faire que de me dire que ce que j’ai fait valait la peine d’être fait – et pas seulement pour moi.

Quand je serai grand, je saurai faire la part des choses, et que, comme mon père me le répète souvent « c’est à moi de savoir ce qui est bien dans ce que je fais ».

Il me tarde d’être grand. Je suis fatigué de me battre avec ça, là tout de suite…

samedi 17 avril 2010

Il faut bien commencer par quelque chose…

Donc nous y voilà. J’ouvre (encore) un blog. Avec pour la première fois le projet d’en faire vraiment ce qu’à l’époque où j’ai commencé à m’intéresser à la question on entendait par « blog » : un journal sur le web. Un truc où je pourrais parler de moi – sans « craindre » de polluer mon existence publique par ailleurs[1].

J’aime autant ne pas vous prendre en traître : ça risque d’être chiant. Il est tout à fait envisageable que je ne trouve rien d’amusant à dire[2]. J’ai envie de parler de moi… Pouf, pouf… J’ai envie de clarifier des choses me concernant – principalement à mon usage personnel. C’est un furieux bordel là haut en-n’dans, faut dire ce qui est.

Pour dire les choses telles que je les vois : il y a un peu plus d’un an, j’ai été contraint d’abandonner la définition que j’avais à peu près établie de moi, et ça m’a déplu. Et ça me déplaît encore. Parce que je m’aperçois qu’elle était pas terrib’ terrib’, ma définition[3]. Que, ma foi, je trouve excessivement inconfortable de ne pas en avoir d’autre sous la main. Et que la transition qui s’est alors amorcée et dans laquelle je patauge depuis m’angoisse au plus haut point.

Ne nous méprenons pas : je n’ouvre pas (exclusivement) cet espace pour dire que je suis maaaaaaalheureux et me faire plaindre par le web légitimement ému par la profondeur de mon spleen. Simplement j’ai besoin

  • d’écrire – et je manque de temps ;
  • de partager des choses – et je manque d’endroit où le faire librement ;
  • de formuler des trucs qui me trottent dans la tête – dans l’espoir qu’ils arrêtent de me piétiner les neurones.

Bref, si je tiens le truc, je raconterai de temps à autre ici des choses me concernant ou simplement pour ajouter un commentaire personnel dans le bourdonnement de l’internet. Bref, ça risque de ressembler à un blog[4] !

Je ne sais pas qui viendra ici (hormis les quelques personnes que j’y inviterai), qui aura envie d’y revenir, mais j’avoue que je suis impatient de faire connaissance avec vous… et avec Vent du Nord, bien entendu – car je sens qu’il a sa personnalité, ce coquin de pseudo, et qu’il ne laissera pas de s’immiscer entre vous et moi.

À bientôt, donc, et… bon vent, bien sûr !

Notes

[1] raison pour laquelle je fais appel à ce nouveau pseudo, qui n’est relié en rien à mes autres identités webistiques

[2] ce qui potentiellement changera de d’habitude, où j’ai tendance à tarir mon filon au bout d’un temps variablement bref pour en arriver à ne plus rien dire du tout…

[3] la preuve, elle a lâché

[4] et je n’aurais jamais cru, vraiment, en ouvrir un, dans cette acception-ci du terme

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