Par exemple, quand, au détour d’un lien, venu jusqu’à moi par les méandres des systèmes d’échanges interconnectés, je découvre avec effarement que devenir père rend fidèle.

Je ne vous cacherai que je n’ai pas été frappé par un changement drastique de ce point de vue me concernant lorsque l’enfant parut chez moi. Ce titre ne suffirait pas, ceci étant, à me faire douter de ma mâlitude. Mais la lecture du corps de l’article (ouais je suis trop un fou, je m’arrête pas au titre, des fois) a soulevé quasi irrépressiblement un sourcil d’abord suspicieux puis (légitimement ?) inquiet. Apparemment, donc, on constate chez l’homme rattrapé par la parentalité, une baisse de testostérone, l’hormone mâle, responsable, entre autres, de la libido. Jusqu’ici pas de souci, mais quand on précise que, du coup, les messieurs sont fidèles, je suis troublé. Donc, l’hormone qui fait l’homme[1], le rendrait, génétiquement pour ainsi dire, volage. Oui, je sais, je bondis sur les conclusions[2] mais tout de même !

Or moi, enfant ou pas, je ne suis pas cavaleur. Ça me demande une certaine forme d’engagement de me glisser sous la couette en galante compagnie, et, du coup, faire ça ici et là me paraît vaguement inenvisageable, horriblement compliqué et pas émotionnellement gérable. De la même façon que je ne me vois pas (et, dans ma branche, ça peut être un inconvénient, professionnellement) chercher de l’activité quand je suis engagé quelque part, je ne ne me crois pas capable de mener de front plusieurs histoires avec des filles différentes.

Du coup, je m’interroge. Je suis un garçon, ou bien ?

Notes

[1] et ce n’est pas un vain mot, j’ai souvenir d’un truc vu à la TV qui expliquait que, en gros, au moment du développement de l’embryon, c’est la testostérone qui fait pousser le pénis (cf. la Wikipédia, lien supra, pour les détails croustillants)

[2] ça c’est du gros anglicisme qui tache où je ne m’y connais pas