24/366 Aujourd’hui deubeultèque

Le truc amusant, quand on joue plusieurs fois le même jour, c’est de passer du vide énergétique de la sortie de scène au re-plein nécessaire pour rejouer. On regarde la montre. On se dit : Je ne pourrai pas, dans une heure, remonter sur ce plateau, m’agiter encore, réinventer, pour la ennième fois, les mots. Je. Ne. Peux. Pas.

Puis, peu à peu, la machine se met en branle, on place ses accessoires, costumes, on plaisante avec les copains, on se concentre et… lumière, musique. On y est. On a oublié la fatigue. On raconte !

PS : sur le titre, si vous ne connaissez pas l’expression, une petite définition de cet effet qui a fait la joie de générations de spectateurs de Tex Avery !

20/366 Aujourd’hui pas toujours facile

Dans ces métiers oussqu’on se montre, il est certains mystères. Ainsi tel spectacle qui dimanche remporta tous les suffrages, avec une énergie joyeuse et partagée, mercredi soudain rencontre un mur, et les comédiens sont fatigués, rament, ne savent quoi jouer pour que le public paraisse présent.

On apprendra incidemment que le groupe, venu en fin d’après-midi, avait écumé la capitale toute la journée avant d’arriver, au bord de l’endormissement, jusqu’à nous. Cela n’efface pas pourtant le poids qui colle aux cothurnes !

Moment de solitude… et d’aviron, donc !

17/366 Aujourd’hui athlète

J’ai connu un metteur en scène qui décrivait les comédiens comme des athlètes. Dans une spécialité pas vraiment olympique : la mémoire.

Du coup le trou, cet ennemi intime qui nous guette à chaque représentation, serait une sort de claquage musculaire ? Générant le blanc, ce monstre sans forme et sans couleur, prêt à avaler l’histoire ! Aujourd’hui encore, j’aurai été épargné \o/

4/366 Aujourd’hui suis-je vraiment à vendre ?

Il y a bien des choses que je sais faire – et quelques autres talents qui me renvoient fissa à ma modestie coutumière.

Ajourd’hui, j’ai fait « du web » pour un analphabète numérique, et peux donc proclamer à nouveau ma fière tagline : je vends des blogs gratuits. Ce que j’ai parfois l’impression de faire un peu « cher », puisque, s’ils RTFM un poil, certains de mes clients pourraient aisément se passer de mes services !

Quant à mes talents artistiques, je me fais assez régulièrement engueuler de ne pas savoir assez les valoriser pour préférer ne pas m’y étendre…

À demain les choupinous.

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