19/365 Ce col, ok ?

Si je savais me colloquer, me vendre, entretenir des relations profitables, je serais peut-être plus en avant dans mon métier. Mais je n’arrive pas à me convaincre que ça ferait de moi un type mieux. Alors je m’accommode de ma petite place, en réfléchissant à la bonne manière de rester à peu près moi sans être trop cantonné dans l’ombre…

17/365 Fris ce que…

Frisque, il faut l’être souvent avec Molière. Laissez-vous aller à la mélancolie, prenez le temps de composer une émotion, et vous risquez fort de rater le moment juste, l’effet qui va réjouir le public. Pour un film[1], je me rappelle avoir entendu le metteur en scène expliquer que la comédie va toujours un petit peu plus vite que la vie réelle.

Ce gars-là avait dû pratiquer Molière !

Note

[1] qui n’a pas marqué les mémoires – mais je n’ignore pas qu’il faut autant de travail pour produire un objet artistique raté qu’un grand moment

3/365 V(i)enne use thé

En tombant sur le mot du jour, je le confesse, un doute m’a envahi. Est-il possible qu’on ait conçu un mot aussi moche pour évoquer la grâce ?

Vénusté ?

Seriously ?

Le dimanche, c’est le jour des filles, au théâtre. Deux comédiennes, qui ne jouent, avec nous, que dans un spectacle et qui, chaque fois font pousser des oh et de ah à notre metteur en scène, eu égard à la variété de le garde-robe. Moi, à qui la mode ne parle pas, je préfère leur conversation…

2/365 Faith mate Yeu

Le souci, quand on bosse dans le classique, c’est que les mots passés de mode, on nage dedans. Ainsi, le samedi, souvent, j’entends Harpagon se faire traiter de fesse-mathieu – ce qui provoque une célèbre scène de bastonnade, dont le succès ne se dément pas depuis plus de 300 ans. La programmation a récemment changé, et, à cet horaire, on entend maintenant les mots d’un autrichien dépressif…

La bonne nouvelle, pour mes lecteurs, c’est que je travaille surtout en fin de semaine : je vais finir par arrêter de parler boutique ;-)

PS : Pfff, deuxième jour et je suis déjà à la bourre, ça s’embarque bien, c’t’affaire !

1/365 C’est là, donc !

Aujourd’hui, je démarre un nouveau jeu. J’espère aller plus loin qu’avec le précédent. La contrainte du jour m’évoque un texte… que je joue demain, et donc ne parle pas d’aujourd’hui, à ceci près que ce genre de chose vous accompagne tous les jours !

C’est par l’apprentissage dudit, en tout cas, que j’ai rencontré ce mot (et quelques autres) et, par voie de conséquence, je serais bien embêté d’en causer si ce n’avait pas été le cas. Il semble toutefois que dans le texte, on parle moins de couleur que de porcelaine – voire du berger de l’histoire ?

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