Il m’arrive par moments, quand je ne suis pas attentif, de penser que, décidément, je ne dois pas m’attendre à être aimé à nouveau quelque jour.

Évidemment, le boulot que je fais en ce moment me renvoie facilement à ce genre de questionnement, mais je me demande tout de même d’où ça peut bien sortir, cette manie de décompter les bonnes raisons qu’on aurait de ne pas me considérer comme un participant à la grande loterie des sentiments, d’énumérer en moi-même les tares disqualifiantes qu’aucune femme ne saurait ignorer… Et que d’ailleurs, la dernière qui s’y est essayée n’a pas tenu six mois !

Évidemment, ça m’agace. J’aime pas me trouver bête – et n’ai pas trop de difficulté à voir combien ça ne tient pas debout. Et puis ça me revient. C’est pas le regard des autres le problème. C’est juste encore un peu de ce vieux boulet. Ce fatras de ce qui me fâche en moi, qui fait qu’effectivement je ne suis pas désirable à mes propres yeux. Il y a là du ménage à faire (mais j’ai la flemme), des décisions à prendre (mais c’est compliqué), des trucs à accepter (mais les couleuvres me restent sur l’estomac), d’autres à amender (mais sans me perdre dans le processus)… j’ai l’impression de pas être rendu.

Et puis sans doute n’y suis-je pas vraiment prêt. Encore un peu cassé. Et puis d’ailleurs pas offrable. Et, et… eeeeeeeeeet merde !

PS : je me demande si ce billet n’outrepasse pas la dose raisonnable de calimérisme accepté céans… heureusement, vous n’êtes pas rancuniers.